[article] | Titre : | Dossier : Pour une agriculture compétitive plus économe en pesticides | | Type de document : | Article | | Auteurs : | Pascale MOLLIER, Auteur ; Géraud CHABRIAT, Auteur | | Année de publication : | 2010 | | Article en page(s) : | p. I-XII (12) | | Langues : | Français (fre) | in INRA MAGAZINE > N° 12 (Février 2010) . - p. I-XII (12)| Thésaurus : | AGRICULTURE A FAIBLE NIVEAU D'INTRANTS AGRICULTURE DURABLE AGRICULTURE ET ENVIRONNEMENT AGRICULTURE INTEGREE AGRICULTURE RAISONNEE DIRECTIVE CADRE SUR L'EAU EAU SOUTERRAINE ECOPHYTO 2018 EXPERIMENTATION INNOVATION MALADIE DE L'HOMME MALADIE DES VEGETAUX MODELISATION PESTICIDE POLLUTION PAR LES PESTICIDES QUALITE DE L'EAU RECHERCHE AGRONOMIQUE REGLEMENTATION EUROPEENNE RISQUE ECOLOGIQUE RUISSELLEMENT SELECTION VARIETALE SYSTEME DE PRODUCTION VARIETE RESISTANTE VARIETE RUSTIQUE
| | Plan de Classement : | ER AEN Ecologie et Ruralité Agriculture-Environnement | | Résumé : | Le plan Ecophyto a été lancé en 2007 avec l’objectif de réduire de 50 % l’utilisation de pesticides d’ici à 2018. Ce plan d’action national est plus exigeant que la réglementation européenne. Il vise à retirer du marché les 53 molécules les plus dangereuses. La qualité de l’eau est un sujet récurrent et les impacts sur la santé publique inquiètent les chercheurs et la population. Les produits phytosanitaires sont partout, dans l’air, dans les sols et dans les eaux naturelles. Il faut donc amorcer une évolution, qui passe tout d’abord, pour l'INRA, par la détermination de niveaux de pratiques : intensives, raisonnées, de protection intégrée, de production intégrée et d'agriculture biologique. Un nouvel indice a été créé, IFT (Indice de fréquence de traitements). L’engagement de réduire de 50 % l’utilisation des pesticides serait tenu si l’ensemble de l’agriculture française passait en production intégrée (modification profonde du système de cultures, diversification des rotations en grandes cultures, variétés plus résistantes). Si l’ensemble de l’agriculture française passait en protection intégrée (utilisation de variétés résistantes, de semis moins denses, retardés, désherbage mécanique, lutte biologique), la réduction de pesticides serait de 33 %. Ces changements de comportement engendreraient une diminution de la production globale allant de 6 à 25 % selon les cultures. Une des propositions consiste à développer de meilleurs outils d’aide à la décision et de changer les pratiques culturales. La recherche doit concevoir de nouveaux systèmes pour conjuguer performances environnementales, techniques et économiques. L’innovation des systèmes se fait aussi par les agriculteurs souvent regroupés en GIE. Une mobilisation est nécessaire à tous les niveaux : producteur, transformateur, distributeur et consommateur, en soutenant l’effort de reconception des systèmes de culture et le développement de dynamiques territoriales. Des expérimentations sont menées actuellement sur les variétés adaptées aux conditions pédoclimatiques, résistantes aux maladies, des agents de lutte biologique et de nouveaux outils d’aide à la décision. L’amélioration variétale prend beaucoup de temps. Il faut dès à présent identifier les nouveaux modes de culture pour sélectionner les variétés adaptées. Ces « nouvelles » variétés doivent être performantes au niveau du rendement, être résistantes aux maladies et s’adapter facilement aux conditions locales. Il faut considérer les interactions génotype-environnement-conduite de culture. Après avoir trouvé une variété résistante, il faut gérer les contournements de résistance par les pathogènes. La recherche étudie et modélise des systèmes de production d’un point de vue agronomique et économique, mais ces modèles ne pourront jamais remplacer les expérimentations sur le terrain. Des études globales sur les systèmes de production sont encore menées par l’Inra et dans le cadre de l’étude Ecophyto. | | N° Biopresse : | 158 | | Commande possible de photocopies : | Oui | | Appartenance : | ABioDoc |
[article] Dossier : Pour une agriculture compétitive plus économe en pesticides [Article] / Pascale MOLLIER, Auteur ; Géraud CHABRIAT, Auteur . - 2010 . - p. I-XII (12). Langues : Français ( fre) in INRA MAGAZINE > N° 12 (Février 2010) . - p. I-XII (12)| Thésaurus : | AGRICULTURE A FAIBLE NIVEAU D'INTRANTS AGRICULTURE DURABLE AGRICULTURE ET ENVIRONNEMENT AGRICULTURE INTEGREE AGRICULTURE RAISONNEE DIRECTIVE CADRE SUR L'EAU EAU SOUTERRAINE ECOPHYTO 2018 EXPERIMENTATION INNOVATION MALADIE DE L'HOMME MALADIE DES VEGETAUX MODELISATION PESTICIDE POLLUTION PAR LES PESTICIDES QUALITE DE L'EAU RECHERCHE AGRONOMIQUE REGLEMENTATION EUROPEENNE RISQUE ECOLOGIQUE RUISSELLEMENT SELECTION VARIETALE SYSTEME DE PRODUCTION VARIETE RESISTANTE VARIETE RUSTIQUE
| | Plan de Classement : | ER AEN Ecologie et Ruralité Agriculture-Environnement | | Résumé : | Le plan Ecophyto a été lancé en 2007 avec l’objectif de réduire de 50 % l’utilisation de pesticides d’ici à 2018. Ce plan d’action national est plus exigeant que la réglementation européenne. Il vise à retirer du marché les 53 molécules les plus dangereuses. La qualité de l’eau est un sujet récurrent et les impacts sur la santé publique inquiètent les chercheurs et la population. Les produits phytosanitaires sont partout, dans l’air, dans les sols et dans les eaux naturelles. Il faut donc amorcer une évolution, qui passe tout d’abord, pour l'INRA, par la détermination de niveaux de pratiques : intensives, raisonnées, de protection intégrée, de production intégrée et d'agriculture biologique. Un nouvel indice a été créé, IFT (Indice de fréquence de traitements). L’engagement de réduire de 50 % l’utilisation des pesticides serait tenu si l’ensemble de l’agriculture française passait en production intégrée (modification profonde du système de cultures, diversification des rotations en grandes cultures, variétés plus résistantes). Si l’ensemble de l’agriculture française passait en protection intégrée (utilisation de variétés résistantes, de semis moins denses, retardés, désherbage mécanique, lutte biologique), la réduction de pesticides serait de 33 %. Ces changements de comportement engendreraient une diminution de la production globale allant de 6 à 25 % selon les cultures. Une des propositions consiste à développer de meilleurs outils d’aide à la décision et de changer les pratiques culturales. La recherche doit concevoir de nouveaux systèmes pour conjuguer performances environnementales, techniques et économiques. L’innovation des systèmes se fait aussi par les agriculteurs souvent regroupés en GIE. Une mobilisation est nécessaire à tous les niveaux : producteur, transformateur, distributeur et consommateur, en soutenant l’effort de reconception des systèmes de culture et le développement de dynamiques territoriales. Des expérimentations sont menées actuellement sur les variétés adaptées aux conditions pédoclimatiques, résistantes aux maladies, des agents de lutte biologique et de nouveaux outils d’aide à la décision. L’amélioration variétale prend beaucoup de temps. Il faut dès à présent identifier les nouveaux modes de culture pour sélectionner les variétés adaptées. Ces « nouvelles » variétés doivent être performantes au niveau du rendement, être résistantes aux maladies et s’adapter facilement aux conditions locales. Il faut considérer les interactions génotype-environnement-conduite de culture. Après avoir trouvé une variété résistante, il faut gérer les contournements de résistance par les pathogènes. La recherche étudie et modélise des systèmes de production d’un point de vue agronomique et économique, mais ces modèles ne pourront jamais remplacer les expérimentations sur le terrain. Des études globales sur les systèmes de production sont encore menées par l’Inra et dans le cadre de l’étude Ecophyto. | | N° Biopresse : | 158 | | Commande possible de photocopies : | Oui | | Appartenance : | ABioDoc |
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